Pillages du 17 octobre à Lyon : des vêtements retrouvés dans une fourgonnette à Décines-Charpieu, une arme saisie
Une patrouille de la brigade anticriminalité a découvert lundi 26 octobre, à Décines-Charpieu, près de Lyon, des vêtements de marque dans une fourgonnette garée sur le parking d’un supermarché. Les enquêteurs soupçonnent qu’ils viennent des commerces pillés le 17 octobre dans la Presqu’île, au cœur de Lyon. Une perquisition chez le propriétaire du véhicule a permis de saisir une arme de poing et des chargeurs d’armes de guerre, selon Le Progrès.
Un attroupement sur un parking
D’après le quotidien régional, les faits se sont déroulés vers 16 h 20. Les policiers de la BAC auraient été intrigués par un attroupement autour de la fourgonnette, stationnée sur le parking d’un supermarché de Décines-Charpieu. Ils ont procédé à un contrôle du véhicule.
C’est ce contrôle qui a conduit à la découverte d’un lot de vêtements de marque. Leur provenance fait désormais l’objet de vérifications. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il s’agit de marchandises dérobées dans les commerces du centre de Lyon dix jours plus tôt.
Une arme et des chargeurs chez le propriétaire
L’enquête s’est ensuite portée sur le propriétaire de la fourgonnette. Une perquisition a été menée à son domicile, à Jons, une commune du Rhône. Les policiers y ont découvert une arme de poing ainsi que des chargeurs d’armes de guerre, toujours selon Le Progrès.
Le Progrès rapporte que les enquêteurs soupçonnent un lien entre les vêtements retrouvés et les pillages du 17 octobre, sans que ce lien soit encore établi.
La journée du 17 octobre à Lyon
Le 17 octobre, plusieurs commerces de la Presqu’île lyonnaise ont été pillés au cours d’une journée d’émeutes. Le magasin Hugo Boss de Lyon figure parmi les établissements pillés puis incendiés ce jour-là. Dix jours plus tard, les enquêteurs continuent de rechercher les marchandises volées et les personnes impliquées.
La découverte de Décines-Charpieu illustre ce travail de suite, moins visible que les interpellations du jour même. Retrouver des biens volés, puis remonter jusqu’à ceux qui les détiennent, fait partie des moyens de la police pour identifier les auteurs de pillages qui n’ont pas été arrêtés sur le moment.
Ce que l’enquête doit encore établir
À ce stade, rien n’est acquis. La provenance des vêtements est en cours de vérification, et l’éventuel lien avec le pillage des boutiques lyonnaises doit être établi par l’enquête. La présence de ces marchandises dans le véhicule ne prouve pas, à elle seule, que son propriétaire a participé aux dégradations du 17 octobre. Comme toute personne mise en cause, il est présumé innocent.
La saisie d’une arme de poing et de chargeurs d’armes de guerre au domicile pose une autre question, celle de la circulation des armes, que l’enquête devra elle aussi éclaircir.
Après les émeutes, la réponse pénale
Depuis le 17 octobre, la question de la réponse de l’État aux émeutes et aux pillages reste posée : rapidité des enquêtes, interpellations, peines prononcées. Les suites judiciaires de l’affaire de Décines-Charpieu montreront si cette piste mène aux pillages de la Presqu’île.
Nous revenons régulièrement sur ces sujets dans nos arguments. Pour demander une réponse ferme et efficace face aux violences urbaines, vous pouvez signer nos pétitions ou soutenir le mouvement par un don.