Grenoble : un car de militants RN attaqué à la barre de fer avant le congrès d'Orléans, le parquet ouvre une enquête
Un car qui devait conduire des militants et sympathisants du Rassemblement national au congrès du parti à Orléans a été pris pour cible le dimanche 25 octobre 2026 peu avant l’aube, vers 5 heures, près de la gare de Grenoble. Plusieurs vitres ont été brisées. Aucun passager n’a été signalé blessé. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête, notamment pour violences aggravées.
Une attaque à l’aube, sur le parvis de la gare
Selon Le Dauphiné Libéré, cité par la source, l’attaque s’est produite sur le parvis ouest de la gare, côté Europole, au moment du départ. Une dizaine d’individus au visage dissimulé auraient surgi, armés de barres de fer, de marteaux ou de masses.
Les militants qui attendaient le départ auraient pu se mettre à l’abri dans le véhicule et le verrouiller avant que les assaillants ne s’en prennent au car. Les vitres ont cédé, mais personne à bord n’a été blessé, d’après les informations disponibles dimanche.
D’après la source, qui s’appuie sur Le Dauphiné Libéré et Le Parisien, les agresseurs auraient laissé l’inscription « Gre Antifa » sur le car avant de s’enfuir. Personne n’a encore été identifié, et rien n’établit pour l’instant qu’ils appartiennent à un groupe organisé.
Une enquête confiée à la police judiciaire
Le parquet de Grenoble a confirmé qu’il enquêtait sur ces faits, retenus sous les qualifications de violences aggravées et de destruction du bien d’autrui. C’est le service local de police judiciaire qui mène les investigations. En fin de matinée, aucune interpellation n’était signalée.
À ce stade, l’inscription relevée sur le car est un indice, pas une preuve d’appartenance. C’est à l’enquête de dire qui a frappé et si l’attaque a été organisée. Elle devra aussi établir comment une dizaine de personnes armées et masquées ont pu se rassembler et disparaître devant une gare, à une heure où le départ du car était sans doute connu à l’avance.
La violence contre l’adversaire politique, un sujet public
Au-delà du préjudice matériel, l’affaire pose une question simple : celle du droit de militants à se rendre à un congrès sans être attaqués. Un car brisé à coups de masse à l’aube, avec des passagers réfugiés à l’intérieur, ne relève pas d’une simple dégradation de voie publique. L’enquête ouverte pour violences aggravées le reconnaît.
Le pluralisme suppose que chacun puisse défendre ses idées, manifester, se réunir et voyager pour le faire, quel que soit son camp. Lorsque cette liberté recule devant la menace physique, c’est le débat démocratique lui-même qui se rétrécit. La réponse attendue des pouvoirs publics est connue : identifier les auteurs, les poursuivre, et garantir la sécurité des rassemblements politiques à venir.
Les militants visés dimanche voyageaient pour participer à un congrès, un acte ordinaire de la vie démocratique. Les suites judiciaires de cette attaque diront si l’enquête aboutit et si des responsables sont présentés à la justice.
Ceux qui veulent peser sur ces débats par des voies légales peuvent signer nos pétitions, découvrir les positions du mouvement ou nous rejoindre.