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Plateau de Millevaches : une note des renseignements recense sept lieux de vie de l'ultragauche après l'incendie de la mairie de Limoges

Photo : Sjwells53 · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Le Parisien a pu lire une note confidentielle des renseignements territoriaux consacrée à l’ultragauche installée sur le plateau de Millevaches, à cheval sur la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Le document dénombre sept lieux de vie et 150 à 200 militants, une semaine après l’incendie de la mairie de Limoges.

Sept lieux de vie, dont la ferme du Goutailloux

Selon la note rapportée par Le Parisien, sept lieux de vie principaux seraient rattachés à cette mouvance. Le plus connu, la ferme du Goutailloux à Tarnac, abriterait environ cinquante personnes.

Les effectifs seraient estimés entre 150 et 200 militants. Les renseignements jugeraient la mouvance affaiblie sur le plan financier, mais toujours capable de mobiliser.

D’après la note citée par la presse, ces réseaux s’engagent dans plusieurs luttes, dont l’opposition aux expulsions de migrants, et certains de leurs membres auraient participé aux mobilisations de Sainte-Soline et contre l’A69.

Des combats multiples, dont l’opposition aux expulsions

La note évoque des réseaux militants engagés sur plusieurs fronts : opposition à l’exploitation forestière industrielle, aux projets photovoltaïques, à plusieurs grands projets d’aménagement, et aux expulsions de migrants.

Certains militants auraient également pris part aux actions des Soulèvements de la Terre, à Sainte-Soline comme contre le chantier de l’A69.

L’opposition organisée aux expulsions mérite d’être relevée : elle vise directement l’application de décisions prises par l’État.

Le contexte : l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges

Ces informations sortent après l’incendie de la mairie de Limoges, survenu le 17 octobre. L’enquête a conduit à deux interpellations, dont celle d’un homme de 66 ans à Gentioux-Pigerolles, sur le plateau. À ce stade, ils sont présumés innocents.

Ce que la note n’établit pas

D’après ce qu’en rapporte la presse, la note ne prouve pas que des camps d’entraînement terroristes existent sur le plateau, comme l’ont affirmé certains responsables politiques, ce que des élus locaux contestent. Elle n’impute pas non plus l’incendie de Limoges à ces réseaux pris collectivement.

Ces précisions comptent. Elles n’enlèvent rien au constat principal : une mouvance radicale, identifiée par l’État, est implantée durablement sur un territoire et y conserve une capacité de mobilisation, y compris contre l’application des décisions d’éloignement.

Une question de cohérence de l’action publique

Quand des services de l’État recensent précisément des réseaux qui s’opposent, entre autres, à l’exécution des expulsions, la question de la réponse publique se pose. Elle rejoint un débat plus large sur l’application effective des décisions de justice et des mesures administratives, que nous développons dans nos arguments.

Pour soutenir une politique migratoire appliquée jusqu’au bout, vous pouvez signer nos pétitions ou soutenir le mouvement.