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Le Puy-en-Velay : un Algérien sous OQTF vole des codes de sécurité de la mairie, la Ville contrainte de les changer

Photo : W. Bulach · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), le vol d’une sacoche dans un véhicule de l’astreinte municipale a obligé la Ville à changer les codes des bornes qui protègent ses bâtiments publics, en plein week-end de tensions du 17 octobre. L’auteur, un Algérien sans titre de séjour et visé par une OQTF, a été jugé et condamné le 22 octobre, rapporte Le Progrès.

Une vitre brisée, une sacoche sensible

Les faits remontent à la soirée du vendredi 16 octobre 2026. Selon le quotidien régional, la vitre d’un Renault Kangoo utilisé par l’astreinte de la mairie a été brisée et une sacoche a été dérobée.

Son contenu dépassait de loin la valeur d’un simple bagage. La mallette renfermait notamment les codes permettant d’activer ou de neutraliser les bornes escamotables qui protègent des bâtiments publics. On y trouvait aussi les numéros et adresses privés d’élus et de responsables de la préfecture et de la justice.

Des recherches en pleine mobilisation

Le vol tombait au plus mauvais moment. Les autorités locales ont recherché la sacoche pendant la mobilisation du samedi 17 octobre, alors que la ville était en alerte. Selon l’adjoint à la sécurité, il a fallu modifier les codes des bornes, faute de pouvoir garantir qu’ils n’étaient pas tombés entre de mauvaises mains.

Selon Le Progrès, rien dans les éléments connus n’indique que le voleur visait ces données : il dit avoir agi en cherchant de quoi manger et un endroit où dormir.

Un étranger sous OQTF, toujours sur le territoire

Le prévenu a comparu devant le tribunal correctionnel le jeudi 22 octobre. Il a été condamné ; la source ne précise pas la peine prononcée. Devant les juges, il a justifié son geste par la faim et le besoin de trouver un abri pour la nuit.

Le point qui retient l’attention n’est pas le mobile, mais la situation administrative de l’auteur. Il était en situation irrégulière et faisait l’objet d’une OQTF, c’est-à-dire d’une décision de l’État lui enjoignant de partir. Il se trouvait pourtant toujours en France au moment des faits. Le quotidien ne dit ni à quelle date cette mesure avait été prise, ni si une procédure d’éloignement était en cours.

L’exécution des OQTF en question

L’affaire du Puy-en-Velay est modeste par ses conséquences : personne n’a été blessé, et la mairie a pu neutraliser le risque en modifiant ses codes. Elle illustre pourtant un problème que le débat public connaît bien : une décision d’éloignement qui n’est pas suivie d’effet laisse sur le territoire une personne sans droit au séjour. Ici, son passage à l’acte a mis entre ses mains, même par hasard, des codes de sécurité municipaux et les coordonnées de responsables de la préfecture, de la justice et d’élus.

Le débat sur les OQTF non exécutées est au cœur des arguments que défend le mouvement. Ceux qui veulent que les décisions d’éloignement soient appliquées peuvent le faire savoir en signant nos pétitions ou en adhérant au mouvement.