Marseille : le diocèse confirme que des églises ont été forcées pendant les émeutes du 17 octobre
À Marseille, des églises ont subi des effractions pendant les violences du samedi 17 octobre. C’est le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de la ville, qui l’a fait savoir dans un communiqué publié le lendemain. Le diocèse ne précise ni le nombre ni le nom des églises touchées, ni l’étendue des dégâts.
Un communiqué du diocèse le 18 octobre
Dans son communiqué du 18 octobre, l’archevêque de Marseille dresse la liste des dégâts de la veille. Outre les effractions dans des églises, il mentionne des commerces pillés, un hôtel de ville dégradé, un commissariat saccagé et des policiers pris pour cible.
Le cardinal Aveline y exprime sa solidarité avec les blessés et avec les commerçants victimes des violences. Il appelle au retour de la paix.
Le diocèse de Marseille confirme que des églises ont été forcées pendant les violences du 17 octobre, sans indiquer lesquelles ni l’ampleur des dommages.
Le texte reste sobre sur les faits. Il ne donne aucune indication sur les auteurs, leur identité ou leur origine.
La réaction de Laurence Trochu
Le 20 octobre, l’eurodéputée Laurence Trochu a réagi sur X. Elle dénonce les attaques visant les lieux de culte et estime qu’elles frappent la France, ses racines et son identité. Elle y voit une attaque visant, selon ses mots, « notre civilisation » et « nos racines ».
L’élue présente également les casseurs et les pilleurs comme « majoritairement issus de l’immigration ». Cette affirmation est la sienne : le communiqué du diocèse ne contient aucun élément sur ce point, et aucune donnée officielle sur le profil des auteurs n’est citée à ce stade.
Les lieux de culte dans la liste des cibles
L’effraction d’églises ajoute une dimension particulière à une journée déjà marquée par les pillages et les attaques contre des bâtiments publics. Un commissariat, un hôtel de ville, des commerces et des lieux de culte : la liste dressée par l’archevêque recouvre à la fois l’autorité de l’État, la vie économique locale et le patrimoine religieux.
Plusieurs questions restent ouvertes. Combien d’églises ont été visées ? Des objets ont-ils été volés ou détruits ? Des plaintes ont-elles été déposées ? Le communiqué du diocèse n’y répond pas, et aucune information sur d’éventuelles interpellations liées à ces effractions ne figure dans les éléments disponibles.
Ce qu’il faudra établir
La réponse pénale à ces violences, comme leur bilan précis, reste à connaître. L’identification des auteurs relève de l’enquête : tant qu’aucune donnée n’est publiée, la question de leur profil demeure un débat politique, pas un fait établi.
Pour notre part, nous défendons une politique de fermeté face aux violences urbaines, dont nous exposons les raisons dans nos arguments. Vous pouvez soutenir cette ligne en signant nos pétitions ou en faisant un don.