Lycées : Le Point met en cause AJ+ et EMF
D’après une enquête publiée par Le Point, la déclinaison numérique française d’Al-Jazira, AJ+ français, ainsi que plusieurs réseaux militants islamistes auraient cherché à amplifier la contestation lycéenne en France. L’hebdomadaire s’arrête en particulier sur un appel à se mobiliser du 5 au 9 octobre, relayé par des comptes liés aux Étudiants musulmans de France (EMF), une association dont le nom est déjà apparu dans une question écrite au Sénat.
Ce que rapporte l’hebdomadaire
Selon Le Point, un média en ligne adossé à Al-Jazira et des réseaux militants islamistes ont tenté de donner davantage de visibilité aux blocages de lycées, notamment par un appel diffusé sur des comptes proches d’EMF et par une vidéo d’AJ+ français.
Le magazine ne décrit pas ici une organisation du mouvement par ces acteurs, mais une tentative d’en accroître l’écho. La nuance a son importance : relayer une mobilisation n’est pas la diriger, et rien dans les éléments disponibles n’établit que les lycéens mobilisés aient répondu à ces appels.
La vidéo d’AJ+ français
Le 2 octobre, AJ+ français a mis en ligne une vidéo consacrée aux blocages. Son commentaire opposait l’image de casseurs, que certains prêteraient aux élèves, à une mobilisation présentée comme inventive et portée par les réseaux sociaux. D’après la source, la publication a été massivement partagée.
C’est ce type de publication, à forte audience et au ton favorable aux blocages, que Le Point range parmi les efforts d’amplification du mouvement.
EMF, déjà évoquée au Parlement
L’association Étudiants musulmans de France n’apparaît pas pour la première fois dans le débat public. En mai 2026, une question écrite publiée au Sénat la présentait comme liée à la mouvance des Frères musulmans, en s’appuyant sur un rapport du ministère de l’Intérieur. Ce même texte rappelait que des listes soutenues par EMF ont obtenu des élus au sein des CROUS et du CNOUS, les instances chargées de la vie étudiante.
Une question écrite est une interrogation adressée par un parlementaire au gouvernement. Elle ne vaut ni condamnation ni décision : elle signale un sujet et appelle une réponse ministérielle.
Ce qui reste à établir
Plusieurs points restent ouverts. L’ampleur réelle de l’influence de ces comptes sur la mobilisation n’est pas mesurée dans les éléments rapportés. La réaction d’EMF aux constats du Point n’est pas connue à ce stade, pas plus que l’éventuelle réponse du gouvernement à la question sénatoriale de mai.
Un enjeu de souveraineté
Au-delà du mouvement lycéen, l’affaire pose une question politique : celle de la capacité d’un média lié à une chaîne étrangère et de réseaux militants à peser sur des mobilisations de jeunes en France. C’est un débat que les élus ont commencé à porter, et qui mérite d’être suivi de près.
Pour faire entendre votre voix sur ces sujets, consultez nos pétitions en cours, découvrez le mouvement ou adhérez pour soutenir notre action.