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Saint-Chamond : Mathis, 19 ans, tué au couteau rue du Marché

Saint-Chamond (Loire), vue d'ensemble avec la cité de Fonsala, 3 décembre 2013. Photo : Bissorte, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/), via Wikimedia Commons.

Vers 1 h 30, dans la nuit du lundi 28 septembre, une bagarre a éclaté rue du Marché, à Saint-Chamond, en Loire. Axel Dugua, maire de la commune, en fait le récit : au moins deux hommes en viennent aux mains, l’un sort un couteau, il frappe l’autre plusieurs fois. Le blessé meurt sur place. Les pompiers sont intervenus vite. Cela n’a pas empêché le décès. La victime a 19 ans. La page l’appelle Mathis.

Le récit du maire

C’est Axel Dugua que le papier met en avant pour le déroulé. Il situe la scène rue du Marché, à Saint-Chamond. Il parle d’une bagarre. Le chiffre qu’il avance est un plancher : deux hommes, et pas moins. Au-delà, il ne compte pas. Le geste, dans son récit, est net. Quelqu’un dégaine un couteau. Les coups se répètent. La mort survient sur les lieux, pas après un transfert. Le texte note que les pompiers sont arrivés rapidement, et que cette arrivée n’a pas changé l’issue.

L’âge vient juste après. Dix-neuf ans. La formule employée : un garçon qui quitte à peine l’adolescence. Le prénom Mathis n’est pas attribué au maire. Il figure dans le titre de la page, et dans une ligne sur la photographie. Cette ligne indique qu’un membre de la famille a publié le cliché sur Facebook, et que le visage a été masqué. On ne reprend pas cette image.

Izieux : des bandes saisies, pas décrites

Le quartier cité est Izieux. Des caméras de surveillance y sont installées. La police a fait réquisitionner leurs enregistrements. L’attribution de ce point est France Bleu. La citation s’arrête là, sur des points de suspension. Le texte qu’on a ne dit donc pas ce que les bandes montrent. Il ne dit pas si une silhouette a été reconnue. Il ne dit pas à quelle heure les images ont été lues. On s’en tient à la saisie.

Le Progrès parle d’une rixe

Le journal Le Progrès est cité ensuite. Il retient une rixe comme origine du décès, et il le fait au conditionnel. Il ne fixe pas le nombre de personnes présentes. La page le formule ainsi : ce nombre reste inconnu. Le maire avait posé un minimum de deux. Le journal laisse le total ouvert. Les deux indications peuvent coexister. Elles ne disent pas la même précision.

Le même article juge peu probable un lien avec un trafic de stupéfiants. Il le dit « a priori », encore au conditionnel. Ce n’est pas une enquête bouclée sur le mobile. C’est une piste que ce journal tient pour faible, au moment où il écrit.

Un homme retenu, un fils recherché

Toujours d’après Le Progrès, un homme d’origine kosovare serait placé en garde à vue. Ni son nom, ni son âge, ni l’heure du placement ne figurent. Le suspect, dans ces lignes, n’est pas lui. C’est son fils. Ce fils est recherché. Il serait celui que l’on soupçonne. Trois réserves, et aucune suite judiciaire recopiée : pas de mise en examen, pas de renvoi, pas d’audience.

Le titre de la page Fdesouche resserre l’épisode d’une autre façon. Il parle d’un jeune d’origine kosovare. Il lui attribue le geste de sortir son arme pendant la bagarre. Le corps, quand il cite Le Progrès, ne met pas ce geste sur le père retenu. Il désigne le fils, et il le dit recherché. Le titre emploie « arme ». Le maire emploie « couteau ». Chaque mot reste attaché à celui qui l’a écrit.

Une garde à vue n’est pas une déclaration de culpabilité. Le fils n’est pas décrit comme interpellé. Aucune condamnation n’apparaît dans l’extrait. Aucun mobile autre que la bagarre, ou la rixe, n’est établi. Le trafic de drogue n’est qu’écarté a priori par Le Progrès.

Fdesouche s’appuie sur Axel Dugua, sur France Bleu et sur Le Progrès. Mathis, 19 ans, est mort rue du Marché à Saint-Chamond après des coups portés au couteau. Les enregistrements d’Izieux ont été demandés par la police. Un homme d’origine kosovare serait en garde à vue, et son fils, recherché, serait celui que l’on soupçonne. Le Progrès tient pour peu probable un lien avec un trafic de stupéfiants.

Ces éléments sortent de la page datée du 28 septembre, et d’elle seule. Le mouvement publie à côté ses arguments et la présentation du mouvement. Pour signer un texte ou rejoindre, les pétitions et l’adhésion sont ouvertes.